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Élections à la Knesset du 27 octobre 2026 · Données au 4 octobre 2026 · Source : ISFI

L'essentiel

Avant le scrutin du 27 octobre, les partis d'opposition promettent une constitution en termes généraux, les partis de la coalition sortante n'en parlent pas du tout, et aucun parti n'explique comment une constitution serait concrètement adoptée.

  • Opposition : 3 listes sur 9 s'engagent à adopter une constitution complète ; 2 proposent plutôt des lois fondamentales ; 4 n'ont pas de position à ce jour.
  • Coalition : aucun des 5 partis ne mentionne une constitution ; le Likoud a refusé de répondre.
  • Mise en œuvre : aucun parti ne propose de méthode réaliste pour adopter une constitution. Le référendum d'Israël Beiteinu est ce qui s'en approche le plus, mais aucun texte n'a été publié.

Les positions parti par parti

Pour chaque liste : s'engage-t-elle sur une constitution complète, que propose-t-elle, et comment le texte serait-il adopté ?

Opposition et nouvelles listes

  • Israël Beiteinu (Avigdor Lieberman) : oui, mais sans texte. Propositions : un projet dont la crédibilité repose sur ses rédacteurs (Friedmann, Reichman, Nissim), sans texte publié ; la séparation des pouvoirs. Adoption : un référendum est annoncé, mais sans texte à soumettre au vote ni loi pour l'organiser ; 80 députés seraient nécessaires pour l'amender.
  • Yashar (Gadi Eisenkot) : oui. Propositions : les principes de la Déclaration d'indépendance, les lois fondamentales existantes et une loi fondamentale sur la législation. Adoption : une équipe d'experts présenterait un projet d'ici les 80 ans d'Israël ; aucune procédure d'adoption.
  • Ensemble (Naftali Bennett, Yaïr Lapid) : oui. Propositions : la Déclaration d'indépendance comme chapitre d'ouverture, une loi fondamentale sur la législation, une majorité de 71 députés, un mandat de Premier ministre limité à 8 ans. Adoption : « le prochain gouvernement la fera voter », sans procédure précisée.
  • Les Réservistes – Nouveau parti économique (Yoaz Hendel, Yaron Zelekha) : un slogan seulement. Propositions : une « constitution sioniste », une loi fondamentale sur la législation, un mandat de Premier ministre limité à 8 ans, au moins 72 députés pour passer outre une décision de la Cour suprême. Adoption : rien de précisé.
  • Les Démocrates (Yaïr Golan) : non. Propositions : inscrire durablement l'égalité, la liberté d'expression et la liberté religieuse ; une loi fondamentale sur la législation adoptée à une majorité spéciale. Adoption : rien de précisé.
  • Liste unifiée (Youssef Jabareen) : pas de texte pour 2026. Ancien programme : une loi fondamentale sur l'égalité civique et un « État de tous ses citoyens ». Adoption : rien de précisé.
  • Ra'am (Mansour Abbas) : a refusé de répondre.
  • Zehut (Moshe Feiglin) : sujet non abordé. Propose l'élection des juges de la Cour suprême au suffrage direct.
  • Amcha Yisrael (Ofer Winter) : sujet non abordé. Propose un degré de juridiction supplémentaire et une doctrine du « caractère raisonnable » plus restreinte.

Coalition sortante

  • Likoud (Benyamin Netanyahou) : a refusé de répondre. Aucun programme déposé ; le parti n'a pas répondu au questionnaire de Ynet.
  • Sionisme religieux (Bezalel Smotrich) : sujet non abordé. Propose une clause dérogatoire (permettant à la Knesset de passer outre la Cour suprême) et la scission du poste de conseiller juridique du gouvernement.
  • Otzma Yehudit (Itamar Ben Gvir) : sujet non abordé. Propose de limoger la conseillère juridique du gouvernement, et de nommer les juges de la Cour suprême après une audition à la Knesset et un vote aux deux tiers.
  • Shas (Aryeh Déri) : sujet non abordé. A porté la loi fondamentale sur l'étude de la Torah, adoptée par 63 voix contre 53.
  • Judaïsme unifié de la Torah (Ya'akov Asher) : sujet non abordé. Veut restreindre les pouvoirs des tribunaux.

Ce qui ressort

  • La loi fondamentale sur la législation est le vrai point commun. Quatre listes d'opposition la citent (Yashar, Ensemble, Les Démocrates, Les Réservistes). Elle fixe la manière dont les lois fondamentales sont adoptées et modifiées ; ce n'est pas une constitution complète.
  • La coalition parle de tribunaux, pas de constitution. Ses 5 partis abordent la nomination des juges ou les pouvoirs de la Cour ; aucun ne présente cela comme l'élaboration d'une constitution.
  • Les majorités proposées sont dispersées. Elles vont de 61 députés (lois fondamentales) à 71, 72 ou plus, et 80 : il n'existe pas de seuil commun pour protéger le texte.
  • Les partis arabes sont largement absents du débat. Ra'am a refusé de répondre ; la Liste unifiée n'a pas publié de texte pour 2026.

Le grand absent : comment l'adopter

Même les partis qui promettent une constitution disent peu de chose sur la manière dont elle serait rédigée, légitimée et ratifiée.

  • Qui rédige : seuls des groupes d'experts sont cités (Israël Beiteinu, Yashar), et les noms tiennent lieu de contenu ; aucun parti ne prévoit de participation du public ou des différents secteurs de la société.
  • Qui ratifie : Israël Beiteinu cite un référendum, sans dire comment il serait organisé ; les autres comptent sur une majorité à la Knesset.
  • Calendrier : seul Yashar en donne un (les 80 ans d'Israël, en 2028).

Et le consensus ?

Aucun parti n'explique comment une constitution pourrait obtenir le soutien de l'autre camp.

Synthèse d'un document de l'ISFI, traduite et adaptée par PourChoisir. Positions relevées au 4 octobre 2026 ; elles ont pu évoluer depuis.

Sources

  1. ISFI
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