Ce qu'il faut retenir
Trois faits marquent cette journée de campagne, à 22 jours du vote : un rappel à l'ordre de la Commission électorale, un défi lancé au Premier ministre, et un petit parti qui se pose en arbitre.
1. La Commission électorale fait retirer cinq vidéos de Netanyahou
La Commission électorale centrale, présidée par le juge de la Cour suprême Noam Sohlberg, a ordonné à Benyamin Netanyahou de retirer cinq vidéos publiées sur ses réseaux sociaux, dont des images tournées lors d'une visite sur une base militaire au Liban. La loi électorale interdit d'utiliser l'armée, ses soldats en uniforme et ses installations dans la propagande de campagne.
Ce n'est pas un cas isolé : deux jours plus tôt, le ministre Itamar Ben Gvir avait lui aussi dû retirer une vidéo filmée dans une prison, avec 20 000 shekels de frais à sa charge. Le message de la Commission est constant d'une élection à l'autre : les institutions de l'État ne sont pas un décor de campagne.
2. Eisenkot défie Netanyahou dans un débat télévisé
Gadi Eisenkot a proposé à Benyamin Netanyahou un débat télévisé. Son parti, Yashar, et le Likoud sont au coude-à-coude dans la moyenne des sondages, à 22 sièges chacun. L'ancien chef d'état-major affirme par ailleurs que les partis haredim ne sont plus acquis au Premier ministre et seraient ouverts à d'autres offres.
Au niveau des blocs, rien ne bouge : la moyenne des sondages au 4 octobre donne 51 sièges au camp Netanyahou, 52 à l'opposition et 13 aux partis arabes. Aucun bloc n'approche la majorité de 61 sièges. Le dernier sondage Lazar pour Maariv (23-24 septembre) décrivait la même impasse : 49 sièges pour la coalition sortante, 55 pour l'opposition hors partis arabes et partis sous le seuil.
3. Ofer Winter, le faiseur de rois
Ofer Winter, ancien général à la tête du parti Amcha Yisrael, crédité de 4 sièges, a proposé la création d'une commission d'enquête sur les défaillances du 7 octobre, qu'il qualifie de « honte partagée » de la coalition et de l'opposition. Mais il l'a dit sans détour : il ne rejoindra qu'un gouvernement dirigé par Netanyahou et exclut de soutenir l'opposition. Avec des blocs aussi serrés, ses quatre sièges pourraient faire la différence le soir du 27 octobre.
Pour les électeurs francophones
Cette élection se jouera sur deux ou trois sièges, et sur le sort des petits partis qui frôlent le seuil d'éligibilité de 3,25 %. Les bulletins de vote sont déjà à l'impression à Kiryat Gat. Vérifiez dès maintenant l'adresse de votre bureau de vote sur le site de la Commission électorale et, si vous avez déménagé, l'adresse enregistrée au ministère de l'Intérieur.