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Myriam Shermer sur son livre Knesset 2026 sur Shofar

Publié le · Mis à jour le

consacré à son livre Knesset 2026, la question centrale est : pourquoi les Israéliens restent-ils aussi divisés politiquement alors qu’ils partagent beaucoup de positions et savent se montrer solidaires dans les crises ?

Les principales idées de l’entretien :

  • Les camps politiques portent des valeurs différentes. En s’appuyant sur Jonathan Haidt, Shermer explique que la gauche privilégie la compassion, la justice et la liberté, tandis que les conservateurs accordent également beaucoup de poids à la loyauté, à l’autorité et au sacré. Comprendre ces priorités permet de mieux comprendre les réactions de chacun.
  • Les fractures viennent aussi de blessures historiques. Elle associe la gauche au traumatisme de l’assassinat de Rabin, la droite aux attentats des années Oslo et au sentiment de mépris envers les populations orientales, et le sionisme religieux au retrait de Gaza en 2005. Chaque camp conserve le sentiment d’avoir été trahi ou ignoré par d’autres Israéliens.
  • Le 7 octobre a rapproché certaines positions sans effacer les ressentiments. Selon les intervenants, une grande partie de la société converge davantage sur la sécurité et se montre plus méfiante envers une résolution rapide du conflit palestinien. Pourtant, l’opposition « pour ou contre Netanyahou » continue de structurer la politique.
  • Le système politique et médiatique entretient les tensions. Les campagnes et les réseaux sociaux récompensent les accusations et les affrontements. À l’inverse, les relations durables et les missions communes — notamment dans les unités de réserve — favorisent des échanges plus nuancés. Shermer souligne toutefois que les réservistes ne représentent pas toute la société.
  • La solution proposée consiste à apprendre à cohabiter avec les différences. Reconnaître les blessures de chaque camp, respecter ses valeurs sans nécessairement les partager et laisser davantage de décisions au niveau local pourraient faciliter les compromis. Elle évoque aussi l’IA comme outil possible pour mieux comprendre l’autre.

À la fin, Shermer estime qu’une majorité électorale claire et stable sera difficile à obtenir et envisage un gouvernement d’union, éventuellement avec une rotation et un rôle de médiation du président Herzog. Ce sont ses hypothèses politiques, pas des résultats établis.

Le message principal : la solidarité vécue dans les crises ne suffit pas ; il faut construire une manière durable de gouverner ensemble malgré les désaccords.

Sources

  1. Youtub
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