À quatre semaines des élections législatives du 27 octobre, la campagne israélienne entre dans une phase plus structurée mais reste très ouverte. La date du scrutin est confirmée par la Commission électorale centrale. Government of Israel
Le principal développement politique du week-end est l’accord conclu entre Gadi Eisenkot, Naftali Bennett, Yair Lapid, Avigdor Lieberman et Yair Golan. Les cinq dirigeants de l’opposition se sont engagés à coordonner leur campagne, à éviter les attaques mutuelles et à travailler ensemble à la formation d’un gouvernement après les élections. Cela ne constitue toutefois pas une liste électorale commune. The Times of Israel
Les sondages continuent de montrer une forte dispersion selon les instituts. Dans l’enquête de Channel 12 du 22 septembre, Yashar d’Eisenkot obtenait 23 sièges, le Likoud 20 et la liste Bennett-Lapid 13. D’autres sondages récents donnent au Likoud entre 18 et 32 sièges, illustrant des différences méthodologiques importantes entre instituts et médias. Aucun bloc ne dispose actuellement d’une majorité évidente de 61 sièges dans l’ensemble des enquêtes. mako
La campagne est également dominée depuis quelques jours par les informations selon lesquelles Benjamin Netanyahu aurait reçu, avant le 7 octobre 2023, des avertissements provenant de responsables égyptiens ou émiratis concernant Hamas. Netanyahu nie avoir reçu de tels avertissements et conteste publiquement ces informations. Le sujet replace la responsabilité du 7 octobre au centre de la campagne. Reuters
Enfin, la Commission électorale centrale a voté la disqualification de Ra’am et de la Liste arabe unie, décision qui doit encore être examinée par la Cour suprême. Son issue pourrait avoir un impact significatif sur l’arithmétique des blocs et donc sur les possibilités de coalition après le scrutin. Financial Times
À ce stade, l’enjeu central reste moins l’identité du premier parti que la capacité de chaque camp à construire une coalition de 61 députés.